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dimanche, juin 24 2007

Billet d'humeur

Tout le monde devrait être content finalement

On se fait tous happer gentiment
Par de nouveaux critères
Ou par la spectacularisation
On a beau dire on a beau faire
Il nous restera toujours notre conditionnement
socio-culturel

C'est un roi, un dieu peut-être
Qui ne crée ni ne juge
Il jouit d'abord d'oisiveté
Puis de contrôle

"Nan, la pub, ça ne me donne pas envie."

On ne veut pas vivre dans nos sociétés
Et on est des jamais content
Jamais

                  *
                *   *

Démocratie hi hi
comme dirait l'un
On met son billet dans son urne et on est content
En attendant le vote des bêtes sauvages
comme dirait l'autre

                  *
                *   *

On tourne en rond ou en carré
Voir dans les yeux de sa femme ceux de celle qu'on a aimé
Faire de demain tant désiré son pire ennemi
Voir dans les yeux de sa femme ceux de celle qu'on a aimé

Et la poésie des choses
la paquerette cruelle
la face cachée de sa lune
la pierre polie mais immortelle
l'épine de la rose
On l'oublie

Un peu comme perdre l'envie

Lipogran

L'alcool surtout agissait. Nous marchions droit, mais n'arrivions à saisir ni un fait, ni un outil. On croyait mourir, on crut mourir quand soudain ça arriva.

On avait trop vu, trop lu : fouillis, allusions, clair-obscur intuitif. Un carcan nous asphyxiait... On forma un clan pour choisir un alibi. Pas d'accord sur tout, il a fallu un compromis. La vocalisation nous paraissait à tous un bon avatar du parfait, abstrait car sans un noyau important du discours.

Trois jours plus tard, nous nions l'inspiration au profit du travail. La fonction n'anoblit jamais, "A but non lucratif" qu'on dirait dans un bon français. Il s'agit parfois d'honnir la fiction pour fuir l'obligation.

Un choix la simulait antan, un pur hasard fruit d'un travail doux guidait nos traits ad libitum.

Samir Appat.